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Home Interviews Policy Makers Dr Oumou Maïga DIAKITÉ, Conseiller Technique, Ministère de la Santé

Dr Oumou Maïga DIAKITÉ, Conseiller Technique, Ministère de la Santé

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Question : Vous avez présidé la séance sur les Mutilations Génitales Féminines, et vous assumez le leadership contre les ces mutilations dans votre pays ?

 

Dr Oumou Maïga Diakité : Les mutilations génitales des femmes sont un problème prioritaire ici, affectant encore plus de 90% des femmes. Comme les questions sont liées au ‘genre’ cela concerne le Ministère de la condition féminine. Pour le ministère de la santé, je suis chargée de coordonner la lutte contre les MGF. Cette initiative a fait l'objet d'une résolution à l'Assemblée mondiale de la Santé en Mai qui a été adoptée, après une concertation serrée[1]. Cette résolution invite les Etats membres à renforcer la prévention et à augmenter le financement de la recherche dans ces domaines car il n'y a pas assez de bases factuelles et pas assez de données pour prévoir les actions futures. Nous comptons sur les Etats membres pour ce projet.

Question : Il y a combien d'années que vous travaillez dans la lutte contre les MGF ?

 

Dr Oumou Maïga Diakité : Depuis 2001 je travaille sur les statistiques ce qui est fondamental afin de faire avancer la prise de décision. Notre objectif est d'aller vers l'élimination totale de la pratique.

La médicalisation ne fait qu'aggraver la situation : en effet, les très très jeunes fillettes sont mutilées par le personnel soignant, alors qu’avant elles étaient mutilées plus tard. Il y a la croyance que le fait de pratiquer l’opération en milieu de soin la rend anodine et sans risque, alors que les conséquences pour la fillette et la femme sont les mêmes, avec des souffrances parfois terribles dans les rapports et surtout lors de l’accouchement.

 

Question : Quelles stratégies sont porteuses ?

 

Dr Oumou Maïga Diakité : C'est une violation du droit des femmes. Notre Ministre de la promotion féminine, Mme Keita a toujours œuvré à des campagnes de sensibilisation, impliquant des communautés, des groupes confessionnels. Les résultats sont encourageants, il y a d’importantes réductions de la pratique dans certaines zones. Mais il reste encore beaucoup à faire.
 
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