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Les maladies tropicales négligées et le VIH/SIDA

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The Lancet, Volume 368, Issue 9550, Pages 1865 - 1866 25 Novembre 2006

Peter J Hotez a, David H Molyneux b, Eileen Stillwaggon c, Zvi Bentwich d, Jacob Kumaresan e

Nous apprécions grandement le soutien de la revue The Lancet au Réseau mondial pour la lutte contre les maladies tropicales négligées (GNNTDC) 1 Le réseau contribuera à la sensibilisation, la mobilisation des ressources, et la coordination des partenariats public-privé qui se sont engagés au contrôle ou à l'élimination de la schistosomiase, l'ankylostome , la filariose lymphatique, l'onchocercose, le trachome et d'autres maladies. En luttant contre la ces pathologies de la pauvreté dans les pays en développement, GNNTDC s'attend à réaliser une amélioration substantielle de la santé et le bien-être des plus pauvres du monde.

Les principaux objectifs de la conférence qui s'est tenue à l'Université George Washington (octobre 26-27, 2006) ont été (1) de mettre en évidence les coûts physiques, économiques, et sociaux de ces maladies pour les populations dans les pays en développement, (2) d'explorer les possibilités de lier la lutte contre les maladies tropicales négligées à l'échelle mondiale avec des initiatives beaucoup plus importantes contre le paludisme et le VIH /SIDA, en particulier en Afrique sub-saharienne, et (3) mettre l'accent sur la faisabilité de la lutte contre les maladies tropicales négligées dans le cadre de l'Objectif du Millénaire pour le Développement numéro 6.

Le chevauchement géographique des maladies tropicales négligées, du paludisme et du VIH / SIDA, et la fréquence des co-infections avec ces pathologies, font apparaître l’opportunité de créer leur contrôle intégré. En outre, de nouvelles études ont apporté un supplément de preuves montrant que les infections parasitaires à helminthes en Afrique sont autant de facteurs qui affectent la transmission du VIH et sa pathogenèse. 2-4

Par conséquent, nous nous félicitons de l'occasion de travailler avec le Bureau du Coordonnateur de ‘US Global AIDS’ et de PEPFAR pour clarifier comment de simples outils de la chimiothérapie préventive pour les maladies tropicales négligées sont susceptibles de contribuer à la lutte contre le VIH / SIDA en Afrique sub-saharienne et ailleurs dans les pays en développement.

Notre argument est simple, pour environ US$ 0.50 par personne, nous pourrions faire beaucoup pour contrôler les maladies tropicales négligées avec un groupe de médicaments ayant un "impact immédiat" : azithromycine, ivermectine, praziquantel et, ou bien l’albendazole, ou bien le mébendazole. Des traitements à grande échelle pour les maladies négligées sont également l'occasion de s'associer à faible coût avec le travail des organisations engagées contre le VIH / SIDA et la lutte contre le paludisme dans les régions rurales de l'Afrique sub-saharienne.

Il apparaît déjà que l'administration massive de médicaments pour l'élimination de la filariose lymphatique, augmente de manière significative l'utilisation de moustiquaires imprégnées d'insecticide au Nigeria, ,5  et il est plausible que l'albendazole (donner pour contrôler la filariose) et le praziquantel contribuent à la lutte contre l'anémie associée à la co-endemicité ankylostomiase, schistosomiase et paludisme. Le traitement de ces maladies négligées pourrait, à terme,   renforcer l'efficacité de la thérapie antirétrovirale dans les régions endémiques, comme dans l'interaction reconnue dans le protocole de traitement pour la tuberculose et la co-infection VIH.

Il est vraiment possible de réduire l'incidence, et même d’éliminer, des problèmes de santé publique des maladies tropicales négligées au cours de la prochaine décennie, comme la Commission pour l'Afrique l'a souligné. Comme tous les observateurs reconnaissent l'importance de réduire l'incidence du VIH, la tuberculose et le paludisme, l'ajout de la lutte contre les maladies tropicales négligées dans cette combinaison offre des possibilités pour une plus grande efficacité et, à terme, des réductions de coûts.

DHM est soutenu par une subvention du Ministère britannique de la coopération international (UK-DFID) et de GlaxoSmithKline.

Correspondence

The Lancet, Volume 368, Issue 9550, Pages 1865 - 1866, 25 November 2006

References

1 The Lancet . US AIDS coordinator shuns collaboration on neglected disease. Lancet 2006; 368: 1547. Full Text | PDF(31KB) | CrossRef | PubMed

2 Kjetland EF, Ndhlovu PD, Gomo E, et al. Association between genital schistosomiasis and HIV in rural Zimbabwean women. AIDS 2006; 20: 593-600. PubMed

3 Gallagher M, Malhotra I, Mungai PL, et al. The effects of maternal helminth and malaria infections on mother-to-child HIV transmission. AIDS 2005; 19: 1849-1855. PubMed

4 Kallestrup P, Zinyama R, Gomo E, et al. Schistosomiasis and HIV-1 infection in rural Zimbabwe: implications of coinfection for excretion of eggs. J Infect Dis 2005; 191: 1311-1320. CrossRef | PubMed

5 Blackburn BG, Eigege A, Gotau H, et al. Sucessful integration of insecticide treated bed net distribution with mass drug distribution in Central Nigeria. Am J Trop Med Hyg 2006; 75: 650-655. PubMed

a George Washington University and Sabin Vaccine Institute, Washington, DC 20037, USA

b Liverpool School of Tropical Medicine—Lymphatic Filariasis Support Centre, Liverpool, UK

c Gettysburg College, Gettysburg, PA, USA

d Ben Gurion University, Beer-Sheva, Israel

e International Trachoma Initiative, New York, NY, USA

The geographical overlap of neglected tropical diseases, malaria, and HIV/AIDS, and the frequent occurrence of coinfections with these disorders, create opportunities for their integrated control. Moreover, new studies have contributed additional evidence identifying parasitic helminth infections in Africa as important factors affecting the transmission of HIV and its pathogenesis.2-4

Therefore, we welcome the opportunity to work with the Office of the US Global AIDS Coordinator and PEPFAR to clarify how simple preventive chemotherapy tools for neglected tropical diseases might potentially aid in the control of HIV/AIDS in sub-Saharan Africa and elsewhere in the developing world.

Our argument is a simple one—for about US$0·50 per person, we could go a long way towards controlling the neglected tropical diseases with a “rapid impact” package of four drugs—azithromycin, ivermectin, praziquantel, and either albendazole or mebendazole. Large-scale treatment for neglected diseases also provides the opportunity to partner this low-cost approach with the work of organisations committed to HIV/AIDS and malaria control in rural sub-Saharan Africa.

There is already evidence that mass drug administration for the elimination of lymphatic filariasis significantly increases uptake of insecticide-treated bednets in Nigeria,5 and it is plausible that albendazole (donated for filariasis control) and praziquantel reverse anaemia associated with coendemic hookworm, schistosomiasis, and malaria. Treatment for neglected diseases could ultimately enhance the effectiveness of antiretroviral therapy in endemic regions, similar to the interaction recognised in the treatment protocol for tuberculosis and HIV coinfection.

There are enormous opportunities to reduce the incidence and indeed eliminate the public-health problems of neglected tropical diseases within the next decade, as the Commission for Africa has pointed out. Since all observers recognise the importance of reducing the incidence of HIV, tuberculosis, and malaria, addition of neglected tropical disease control into this mix now offers opportunities for greater effectiveness and ultimately cost reductions.

DHM is supported by a grant from the UK Department for International Development and GlaxoSmithKline.

References

1 The Lancet . US AIDS coordinator shuns collaboration on neglected disease. Lancet 2006; 368: 1547. Full Text | PDF(31KB) | CrossRef | PubMed

2 Kjetland EF, Ndhlovu PD, Gomo E, et al. Association between genital schistosomiasis and HIV in rural Zimbabwean women. AIDS 2006; 20: 593-600. PubMed

3 Gallagher M, Malhotra I, Mungai PL, et al. The effects of maternal helminth and malaria infections on mother-to-child HIV transmission. AIDS 2005; 19: 1849-1855. PubMed

4 Kallestrup P, Zinyama R, Gomo E, et al. Schistosomiasis and HIV-1 infection in rural Zimbabwe: implications of coinfection for excretion of eggs. J Infect Dis 2005; 191: 1311-1320. CrossRef | PubMed

5 Blackburn BG, Eigege A, Gotau H, et al. Sucessful integration of insecticide treated bed net distribution with mass drug distribution in Central Nigeria. Am J Trop Med Hyg 2006; 75: 650-655. PubMed

a George Washington University and Sabin Vaccine Institute, Washington, DC 20037, USA

b Liverpool School of Tropical Medicine—Lymphatic Filariasis Support Centre, Liverpool, UK

c Gettysburg College, Gettysburg, PA, USA

d Ben Gurion University, Beer-Sheva, Israel

e International Trachoma Initiative, New York, NY, USA

 

 
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